En France, depuis dix ans, le nombre de franchisés s’est accru de 40 % et le nombre de réseaux a doublé. C’est dire le succès remporté par cette formule qui enregistre également de bons résultats localement. La rencontre organisée le 18 octobre par la Fédération française de la franchise (FFF) et les CCI d’Auvergne a permis de savoir plus précisément de quoi on parle avec la franchise.
La franchise, c’est la réitération d’une réussite
La franchise est une méthode de collaboration entre deux entrepreneurs : le franchiseur et le franchisé dans le but de dupliquer un concept qui a réussi. La franchise, c’est donc la réitération d’une réussite.
Ce système de duplication doit se faire au bénéfice de chacun : il faut que le franchisé gagne de l’argent pour que le franchiseur en gagne aussi et développe le réseau. Le succès dépend du sérieux de chacun.
Le franchiseur est celui qui a eu l’idée de départ
Il a créé son entreprise autour d’une idée qui est devenue un concept. Il le peaufine, ouvre plusieurs points de vente pour dupliquer la méthode de son site pilote. Quand il pense qu’elle est au point, il transmet cette méthode à un autre commerçant qui a de fortes chances de réussir aussi bien.
Il propriétaire de sa marque ou titulaire d’une licence de marque.
Il possède un savoir-faire expérimenté et doit pouvoir le prouver (notamment au travers du DIP, Document d’information précontractuel).
Il a une obligation de moyens : il forme, accompagne, fait bénéficier de sa notoriété et de son enseigne… Mais il n’a pas d’obligation de résultat.
Il contrôle le respect du concept car il est responsable de la pérennité du réseau et de sa stratégie.
Le franchisé est l’ambassadeur de l’enseigne
Cet entrepreneur indépendant investit dans son point de vente, est propriétaire des stocks et de l’aménagement de son magasin, signe son bail, recrute son personnel, est juridiquement et financièrement indépendant et responsable de l’exploitation de son point de vente. Il doit respecter le concept, accepter de fonctionner dans un cadre sécurisant.
Il profite du réseau, il est formé (formation initiale et continue) à son nouveau métier. Il est accompagné : aménagement de son point de vente, pré-ouverture, ouverture, post-ouverture, appui d’un animateur du réseau.
La franchise a un coût
- Le droit d’entrée s’élève en moyenne à 20 000 euros à la signature du contrat (rémunération de la marque, du savoir-faire, de l’accompagnement à l’ouverture, de l’exclusivité territoriale)
- les royalties qui représentent en moyenne 5 % du CA HT mensuel (rémunération de l’enseigne, assistance, formation, animation et développement du réseau)
- la redevance de publicité nationale qui est en moyenne de 2 % du CA HT
La franchise : pas de cadre juridique, juste un code de bonne conduite
La franchise n’est pas régie par un cadre juridique, seul un code déontologique européen – sans valeur juridique – sert de référence. Il fixe les bons usages, tous les adhérents de la Fédération française de la franchise (FFF) s’engagent à le respecter. Il prévoit que le franchiseur présente au franchisé un Document d’information précontractuel (DIP) qui est un CV détaillé du réseau du franchiseur (perspectives de développement, exemplaire de contrat type). Le franchisé dispose de 20 jours minimum de réflexion pour analyser ces éléments avec son comptable et l’appui d’un juriste.
Le contrat de franchise : identique pour tous les franchisés d’un même réseau
Il est écrit par le franchiseur. C’est un contrat d’adhésion qui n’est pas négociable (tous les franchisés ont le même contrat).
Il fixe les droits et obligations des parties pour une durée déterminée (en général de 10 à 15 ans).
En savoir plus : Fédération Française de la Franchise
 La France, berceau de la franchise
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Très tôt, la France a été le pays leader de la franchise en Europe, aujourd’hui, elle concentre 40 % du potentiel.
- 1 400 réseaux en France en 2009 contre 450 en 1994
- 51 600 franchisés
- 47 milliards de chiffre d’affaires
- 50/50 : répartition entre franchise de produits et franchise de services
La franchise a permis de moderniser et professionnaliser certains métiers (bricolage, coiffure, optique, fleurs,…) voire en a suscité la création (le courtage en travaux, par exemple). |
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 Un bon conseil !
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Attention : ce n’est pas parce qu’on crée une activité en franchise que l’on peut s’affranchir des étapes essentielles de la création comme celle qui consiste à bien connaître son marché local !
Un banquier comme le Crédit Agricole (qui a participé à la conférence du 18 octobre) vérifie les 5 points suivants avant de valider un projet :
- le profil du porteur de projet : correspond-il au réseau ? Validation de sa dimension entrepreneuriale
- la solidité du concept et le potentiel de développement au regard du marché local et de l’implantation
- le dimensionnement approprié du plan de financement (business plan réaliste, endettement adapté au prévisionnel)
- la solidité du DIP : absence de clauses abusives, qualité du franchiseur,… |
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