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150 000 emplois et 4 000 entreprises
Le 14 octobre, le projet de Contrat de pôle de compétitivité ViaMéca a été sélectionné par le CIACT donnant naissance à l’association ViaMéca pour gérer ce pôle consacré à la mécanique dans l’espace Massif Central et la Loire. Entretien avec André Mallet, récemment élu président de l’association et qui voit, à travers ViaMéca, une véritable opportunité de développement pour l’industrie mécanique de notre région.
Quel est le principe de ViaMéca ?
Nous souhaitons mettre en place des fédérateurs entre preneurs d’ordres et donneurs d’ordres pour travailler sur des sujets concrets, et développer une synergie entre entreprises et centres de recherche et de développement. Nous devons détecter les besoins de financement et assurer la collecte des fonds. Nous devons maintenant apprendre à travailler ensemble. Concrétiser un leadership international de l’espace central dans le domaine de la mécanique avancée. C’est une dynamique à amorcer et à porter à bout de bras. Il faudra du temps, car c’est un véritable changement culturel.
Comment inciter les acteurs économiques à travailler ensemble autour du pôle ViaMéca ?
Nous devons tout d’abord faire connaître ViaMéca par beaucoup de communication. Il faut ensuite inciter les entreprises à se regrouper, à adhérer à ce projet. D’autant que l’Etat, en labellisant ce pôle, a reconnu le très fort potentiel de l’industrie mécanique sur l’espace central, riche de plus de 150 000 emplois et plus de 4 000 entreprises. Nous devons profiter de la volonté du gouvernement de mutualiser les acteurs de la formation, de la recherche et de l’industrie pour favoriser l’innovation. J’ajouterai aussi que grâce à ce pôle, les entreprises peuvent bénéficier de subventions et d’exonérations fiscales.
ViaMéca peut-il être un moyen de développement économique pour la région ?
Pour répondre à cette question, je prendrai l’exemple des clusters tel que celui présent sur Grenoble. Les résultats sont très encourageants en terme de développement économique, la région s’est dynamisée et a créé de nouveaux emplois grâce à ce pôle. C’est une piste qui a fait ses preuves vers laquelle il faut aller. Cependant, il est nécessaire d’attendre une quinzaine d’années pour en mesurer l’impact.
Pourquoi êtes-vous engagé personnellement dans ce projet ?
D’une part parce que je travaille chez Michelin, une entreprise qui depuis longtemps s’implique dans le développement économique des territoires, et possède des sites sur plusieurs bassins d’emplois de l’espace Massif central. Michelin a beaucoup de fournisseurs dans la région et, en tant qu’entreprise citoyenne, elle se doit d’aider ces derniers à réussir leur mutation industrielle. D’autre part, je suis Directeur général de la SIDE (Société de Développement et d’Industrialisation Economique) qui est une filiale de Michelin France ayant pour mission de participer au développement des bassins d’emploi où sont installées les usines françaises du Groupe. Enfin, je suis très intéressé personnellement par cette démarche.
ViaMéca : les dates clés |
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Le 12 juillet 2005, le Comité interministériel d'aménagement et de compétitivité des territoires (CIACT) donne son accord pour labelliser le pôle ViaMéca Innovations et Solutions Industriels (ISI) porté par le COMEC et le pôle ViaMéca Ingénierie et Création Industrielle (ICI) porté par l’ICI. L’un a pour mission de fédérer les PME du Massif Central dans le domaine de la mécanique et des matériaux, l’autre de favoriser le transfert technologique et développer des potentiels de recherche et de développement publics et privés de la mécanique et des matériaux. Les deux pôles se réunissent pour ne former plus qu’un seul ViaMéca. Le 14 octobre, le CIACT sélectionne le projet de Contrat de Pôle de Compétitivité ViaMéca.
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